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Conclusion

Le rapport qui précède dresse un inventaire aussi fidèle que possible des sources du tourisme en Vendée. Il permet de constater que les Archives départementales de la Vendée abritent – et de loin – les fonds les plus importants sur le sujet. Les fonds qui figurent dans d’autres dépôts d’archives et bibliothèques constituent des apports utiles mais moins essentiels, à l’exception des Archives municipales pour une recherche locale. Et au vu des titres déjà publiés, il est évident que cette riche documentation demeure largement sous-utilisée, voire méconnue.

Il reste que des lacunes se décèlent ici et là, surtout pour la période ancienne, alors que n’existaient ni Secrétariat d’Etat au tourisme, ni Direction départementale de la jeunesse et des sports. Ainsi, entre 1870 et 1935, les sources disponibles nous renseignent bien sur Les Sables d’Olonne, moins bien sur les autres stations du littoral et très peu sur l’apparition des campeurs et des colonies de vacances. Deux pistes pourraient être empruntées afin d’y remédier : l’exploitation des journaux disponibles et la recherche d’archives privées.

S’agissant de la période du tourisme littoral de masse, on ne recense pas véritablement de manques. Plusieurs séries répertoriées doublonnent même entre elles. Dès lors que le Comité départemental du tourisme aura effectué ses premiers versements d’archives, il conviendra de se tourner vers les témoignages d’acteurs : élus, promoteurs, architectes, commerçants, ingénieurs, présidents d’associations ou simples particuliers. Certains de ces témoignages existent et devront être récupérés ou numérisés, d’autres devront être sollicités.

Le développement du tourisme intérieur – nous l’avons vu – apparaît trop récent pour qu’existent déjà des fonds d’archives consistants. On relève cependant des versements intéressants aux Archives départementales de la Vendée. Ils s’enrichiront avec le temps, compte tenu du rôle de l’Etat, via le contrôle de légalité, et de l’engagement important du Département en ce domaine. En l’espèce, il faudra surtout veiller au devenir des archives de grands acteurs privés : celles du Puy-du-Fou, mais aussi du château de Tiffauges, de Talmont et d’autres.

Enfin, la bibliographie de la quatrième partie révèle que le tourisme littoral de masse vendéen a suscité une foule d’articles, mémoires et thèses, émanant surtout de géographes. Or la majorité des travaux universitaires signalés n’ont pas été déposés aux Archives départementales de la Vendée. Tous n’ont certes pas la même valeur, mais les plus pertinents d’entre eux devraient y être consultables, ce qui implique une indispensable politique de numérisation.


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