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Informations (février 2012)
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Dernier dimanche d'avril : journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation au cours de la guerre 1939-1945
Après la défaite de juin 1940, la France est
progressivement occupée par le IIIe Reich. Ce dernier,
bientôt appuyé par le régime de Vichy,
mène une politique de répression, de plus en plus
soutenue à partir de 1941, à l’encontre des
résistants et des communistes. Aux arrestations
succèdent les déportations dont l’importance
augmente graduellement. Elles touchent également les Juifs
et les populations jugées « inférieures
», cibles d’une politique raciale. Le nombre de
personnes déportées de France vers les camps de
concentration et d’extermination nazis a pu être
estimé à au moins 150.000. Plus de 100.000
d’entre elles n’en reviendront pas.
La loi du 14 avril 1954, adoptée à
l’unanimité par le Parlement, décide
d’honorer la mémoire de tous les
déportés français, qu’ils soient
victimes de l’impérialisme germanique, en Europe, ou
japonais, en Indochine. L’exposé des motifs de cette
loi insiste sur l’importance « de ne pas laisser
sombrer dans l’oubli les souvenirs et les enseignements
d’une telle expérience, ni l’atroce et
scientifique anéantissement de millions d’innocents,
ni les gestes héroïques d’un grand nombre parmi
cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de
la vermine, de travaux épuisants et de sadiques
représailles, non plus que la cruauté
réfléchie des bourreaux ».
Le souhait d’inclure au calendrier des commémorations
nationales une journée du souvenir a été
fortement exprimé, dès le début des
années 1950, par les déportés survivants et
les familles des disparus. La loi de 1954 répond à
cette exigence neuf ans après la fin du conflit. Faut-il
voir dans le consensus qui a permis son adoption assez rapide
l’expression du fort traumatisme laissé dans tous les
esprits ? Alors que les conflits précédents avaient
surtout décimé les rangs des soldats
mobilisés, la seconde guerre mondiale a plus longuement
frappé des civils, hommes et femmes, engagés dans la
résistance aux forces de l’Occupation, ou des familles
dont le seul tort était de ne pas correspondre aux
critères national-socialistes.
Tout comme la journée nationale à la mémoire
des victimes des crimes racistes et antisémites de
l’Etat français, instaurée en 2000, la
journée du souvenir des victimes de la déportation
est fixée un dimanche. La date du dernier dimanche
d’avril a été retenue ici car elle correspond
à la libération de la plupart des camps par les
troupes alliées au printemps 1945, et aussi en raison de son
éloignement des autres célébrations
déjà existantes. Ce n’est qu’après
la libération des camps que furent
révélées l’ampleur et l’horreur
des crimes massifs qui y furent commis.
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