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La Roche-sur-Yon, une ville nouvelle
La Révolution avait beaucoup détruit. Créant
de toutes pièces en 1804 La Roche-sur-Yon comme siège
de la préfecture, l’Etat introduisait un style
architectural nouveau à travers des édifices publics
et militaires d’une ligne assez sévère.
Sont construits sur ce modèle les bâtiments entourant
la place centrale du chef-lieu (tribunal, lycée,…).
En vis-à-vis s’élève
l’église Saint-Louis, empruntant son plan à
celui d’une basilique à l’antique.
D’autres églises "grecques" suivent comme à
Sainte-Hermine.
Ces constructions s’insèrent dans un large programme
qui couvre tout le département. De 1830 à 1905 en
effet, une grande partie des presbytères et des
églises sont reconstruits. Les sanctuaires
bénéficient également de restaurations tandis
que par ailleurs de nombreuses écoles sont
édifiées. Les halles (plus d’une trentaine)
concentrent dorénavant les activités commerciales des
villes. Construites en matériaux divers, elles font le plus
souvent la part belle aux charpentes métalliques (La
Roche-sur-Yon, Les Sables-d’Olonne.)
S'élevant en milieu bocagé, d'une architecture
souvent résolument tournée vers le passé, de
nombreux châteaux étaient édifiés au
XIXe siècle. L'abondance de l'ornementation et les jardins
à l'anglaise leur conféraient un charme empreint de
romantisme (les Roches-Baritaud, Saint-Germain de Prinçay,
la Rairie, Bazoges-en-Paillers, les Boucheries, Les
Landes-Genusson).
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