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16 juillet : journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français, et hommage aux "Justes" de France
Cette journée de commémoration, instaurée par
la loi du 10 juillet 2000, est à distinguer de la
journée nationale du souvenir des victimes de la
déportation, créée en 1954 et fixée au
dernier dimanche d’avril. Cette dernière est
dédiée à l’ensemble des
déportés de la seconde guerre mondiale, que ce soit
pour des raisons raciales, politiques, de mœurs ou pour des
actes de Résistance. L’objectif de la journée
du 16 juillet n’est pas d’accorder davantage
d’importance aux déportés raciaux
(principalement les Juifs et les Tziganes), mais de dénoncer
la politique raciale ayant conduit à une extermination
incluant même les jeunes enfants. Cette loi se veut
pédagogique : sensibiliser à la notion de
génocide pour éviter que l’histoire ne se
répète.
Deux tiers des Juifs résidant en France ont heureusement
survécu. Cette journée est donc aussi un hommage aux
« Justes », ces hommes et ces femmes qui – tel
que l’énonce la loi – « ont recueilli,
protégé ou défendu, au péril de leur
propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes
menacées de génocide ».
Partout en France, des héros souvent anonymes ont ainsi agi
par respect de la vie humaine, comme ce fut le cas notamment
à Chavagnes-en-Paillers, petite commune vendéenne
où furent accueillies plusieurs dizaines d’enfants
juifs.
La date du 16 juillet a été choisie en mémoire
de la rafle dite du « Vel’ d’Hiv’ »,
la plus importante arrestation opérée par des
gendarmes et des policiers français – cette
commémoration reconnaît du reste explicitement la
responsabilité du gouvernement de l’ « Etat
français ». Très tôt, ce matin de 1942 et
jusqu’au lendemain, près de 13.000 Juifs sont
arrêtés à Paris. Environ 7.500 d’entre
eux, dont 4.000 enfants, sont conduits au Vélodrome
d’Hiver, dans le 15e arrondissement. Ils y resteront
plusieurs jours, dans des conditions sanitaires déplorables,
avant d’être transportés par les premiers
convois ferroviaires à destination des camps de
concentration où périront 100.000 Juifs
envoyés de France.
