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![Château de Tiffauges, extrait d'un plan du cadastre de la commune [1839] Château de Tiffauges, extrait d'un plan du cadastre de la commune [1839]](http://archives.vendee.fr/Datas/Actualites/actualite_138/medias_img/cadastretiffauges_02.jpg)
Cartes et plans en ligne : un large choix d’images
Cartes et plans offrent une riche source d’illustration sur la Vendée. Aux 6200 plans du cadastre napoléonien de la première moitié du XIXe siècle, s’ajoutent de très nombreux documents cartographiques accessibles directement depuis des inventaires en ligne.
Plus de 2600 plans d’églises, de presbytères, d’écoles, de mairies, de halles ou de monuments aux morts sont consultables par quatre inventaires classés par commune : de L'Aiguillon-sur-Mer à Givrand, du Givre à Rocheservière, La Roche-sur-Yon, de Rochetrejoux à Xanton-Chassenon.
Les catalogues des routes départementales et nationales, et des établissements classés sont aussi l’occasion de découvrir des plans de bourgs, de ponts, d'ateliers et d’usines souvent joliment aquarellés.
L’atlas cantonal, avec ses légendes détaillées (du dolmen aux églises, en passant par les moulins et les phares), constitue une mine d’informations géographiques et historiques pour la fin du XIXe siècle.
Enfin, du XVIe au XXe s., ce sont cinq siècles d’histoire de la cartographie mondiale et ses progrès que l’on suit au fil de trois collections chronologiques (avant 1800, de 1800 à 1940 et après 1940) et d’un intéressant fonds déposé par la ville de Luçon.
20 mai 2010

Le service éducatif des Archives départementales à Auschwitz, sur la trace des déportés juifs de Vendée
Il s’agit d’apprentis coiffeurs en formation à la Chambre des Métiers (La Roche-sur-Yon), engagés dans des projets pédagogiques du Rectorat et du Mémorial de la Shoah. Encadrés par leurs deux professeurs, Marie-Laure Durand et Magali Malherbe, les apprentis avaient déjà, pendant l’année scolaire 2008-2009, effectué un premier voyage d’étude à Oradour-sur-Glane.
Le 3 mars 2010, les élèves, leurs professeurs et l’équipe du service éducatif se sont rendus à Auschwitz. C'est dans ce camp que furent exterminés les juifs arrêtés en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme le recommande le Rectorat, élèves et professeurs sont venus auparavant consulter aux Archives départementales des documents ayant trait à la persécution et à la déportation des juifs de Vendée.
Provenant principalement des archives du cabinet de la préfecture (inventaire en ligne), ces documents montrent que les juifs de Vendée, principalement des marchands d’origine ottomane, ont été victimes de la grande rafle ordonnée le 27 janvier 1944 par les autorités allemandes de la région de Poitiers, dont dépendait la Vendée (voir le document du mois : le train de Drancy ). Après une séance introductive au CFA (Centre de formation des apprentis) sur le contexte de la guerre en Vendée, les élèves ont travaillé en ateliers aux Archives départementales sur le sort d’une famille de La Roche-sur-Yon, les Masliah.
Résidant dans le quartier des Halles, cette famille de commerçants installée en Vendée depuis 1929 est arrêtée dans la nuit du 30 au 31 janvier 1944. Cinq de ses membres sont alors transférés vers Drancy : Béhar et Louna, les grands-parents, Esther et Nessim, les parents et Raphaël, leur fils de 19 ans. La grande sœur de Raphaël, Dora, avait été arrêtée et déportée deux ans plus tôt, le 7 août 1942, pour infraction au port de l’étoile jaune. Les membres de la famille Masliah arrêtés cette fin de janvier 1944, sont déportés vers Auschwitz-Birkenau le 10 février 1944 par le convoi n° 68. Ce convoi envoya vers la mort la majorité des juifs arrêtés dans la région de Poitiers dont la jeune Ida Grinspan, des Deux-Sèvres, qui n’a cessé de témoigner après la guerre (consulter son témoignage sur le site du Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah).
Le 3 mai, au CFA, les élèves restitueront leur travail sous la forme d’une exposition, préparée à partir de documents numérisés aux Archives départementales. Ils y ont invité notamment Mme Louisette Cheilik, née Masliah, seule rescapée de la famille. La petite Louisette fut cachée à l’âge de 5 ans, en 1940, chez un ami de la famille en Corse. Les recherches dans les archives ont ainsi permis de découvrir son existence et son départ après la guerre vers les Etats-Unis, où elle réside toujours.
Le Concours de la Résistance et de la Déportation se prépare aussi
aux Archives départementales de la Vendée
Cette année, le Concours a pour sujet « L'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact jusqu'en 1945 ». Pour les élèves de 3ème qui y participent, les Archives ont mis en ligne une sélection de documents sur le sujet offrant ainsi un aperçu des sources disponibles sur la résistance en Vendée. Ces documents sont aussi exploitables par toutes les classes de 3ème et de 1re dans le cadre de leur programme sur la Seconde Guerre mondiale.aux Archives départementales de la Vendée
Plus généralement, le service éducatif des Archives dispose de ressources documentaires et pédagogiques pour traiter d’autres sujets (période révolutionnaire, Première Guerre mondiale…)
23 mars 2010

1809, il y a 200 ans un homme de lettres, Prosper de Barante, était nommé préfet de la Vendée
A l'occasion du bicentenaire de la nomination de Prosper de Barante à la préfecture de la Vendée, les Archives départementales publient une exposition virtuelle , sous forme d'interview fictive, réalisée à partir d'écrits de Barante et de documents d'époque.
Né en 1782, Barante reçoit une éducation soignée. Il n’a que 24 ans lorsqu’il s’attache passionnément à Mme de Staël, femme de lettres redoutée de Napoléon et surveillée par le propre père de Barante, préfet du Léman. La rencontre de Mme Récamier crée un imbroglio sentimental digne des meilleurs scénarios. Nommé sous-préfet de Bressuire en 1807, Barante se fait connaître par un premier grand succès, son Tableau littéraire du XVIIIe siècle. Il cherche aussi à comprendre la Vendée qu’il découvre à travers les récits des témoins de la « grande guerre ». L’un d’eux, la marquise de La Rochejaquelein, veuve de Lescure, lui demande de mettre en forme le manuscrit de ses mémoires.
Préfet de la Vendée en mars 1809, il y est beaucoup plus disponible que son prédécesseur, ce poste ne présentant plus le même enjeu depuis que Merlet y a fait l’unanimité. Il se plaît beaucoup dans le département, y est proche des gens et a du temps pour écrire.
Barante refuse de servir à nouveau Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. Dès la fin des Cent Jours, il est secrétaire général du ministère de l’Intérieur, d’où il organise les premières élections de la Seconde Restauration. Il est ensuite directeur des Contributions indirectes jusqu’en 1820. Pair de France, académicien français, il salue la Révolution de 1830 qui correspond à son tempérament libéral et qui en fait un ambassadeur de France.
Vous l’avez compris, cet homme politique, cet écrivain méconnu, cet amoureux romantique fascine. Pour comprendre son parcours, nous avons souhaité lui redonner la parole en tirant ses confidences de ses propres lettres et souvenirs.

Histoire et documents
Les Archives de la Vendée vous invitent à découvrir des documents et des textes anciens et inédits d’une manière originale.
De lecture souvent peu facile, ces textes bénéficient d’une transcription. Il suffit alors de passer la souris de votre ordinateur sur l’image du document pour la lire aussitôt. Des commentaires de chaque texte sont également proposés.
Vous pouvez ainsi lire :
- L’aqueduc de Maillé : constuire un canal sous une rivière.
- Fontenay-le-Comte en 1608. Reconstruire le logis de Maître Jacques Gouin.
- Le testament ordinaire d’une servante au Grand Siècle.
- Des tanneurs de père en fils au faubourg des Loges à Fontenay.
- Que rapporter d’Italie au XVIIe siècle ?
- Et si Napoléon avait été empoisonné à Montaigu ?
- La Vendée, les loups, La Roche-sur-Yon !
- Le Train de Drancy, 1944.
- Le livre en tenue de deuil.
En cette fin du XVIe siècle, le contexte des Guerres de Religion entre catholiques et protestants ne vous mettra pas forcément sur la bonne piste. Les causes des conflits sont parfois plus prosaïques...
Décembre 2009

La guerre de Vendée s'éternise à Luçon :
nouvelles archives
Le 28 fructidor an II, le bataillon le Vengeur, basé au camp d’Ouen, aujourd’hui commune des Pineaux-Saint-Ouen, déclare 817 hommes présents et 234 à l’hôpital ; la veille, un détachement du 4e bataillon de la Vienne comptabilise 306 hommes présents et 71 à l’hôpital.
Combien sont-ils ces Bleus de l’Armée de l’Ouest ? On en aura une petite idée en consultant les papiers d’Annibal Marrot (187 J) qui commande la brigade de Luçon, au moins entre le 19 fructidor an II (5 sept. 1794) et le 24 vendémiaire an III (15 oct. 1794).
Acheté en 2007 par les Archives de la Vendée, ces papiers désormais en ligne, sont fort intéressants pour se faire une idée des forces républicaines présentes autour de Luçon, dans un périmètre qui va des Pineaux-Saint-Ouen au nord, au port de Moricq à l’ouest, et à Moreilles à l’est. Logiquement, Marrot concentre des informations sur ce territoire, et est le destinataire de nombreuses lettres signées Descloseaux, commandant la 1re division de l’Armée de l’Ouest, Alexandre Roger, chef-d’état major de cette même division, le général Bonnaire, ou bien de commandants de camps, tels ceux de Pierre-Levée ou du port la Claye. Les difficultés matérielles rencontrées prédominent dans ces missives, il y est souvent question de besoins en hommes et en subsistances, de mouvements de troupes entre les camps, du manque de discipline, et plus rarement d’actions engagées contre les « brigands ».
Ces jours-ci sort aussi en librairie un livre de R. Williaume, Luçon dans la guerre de Vendée, de l'allégresse révolutionnaire à la désillusion (410 papes), éditions du CVRH.
En souvenir d'Albert Hérault (17 oct. 2008)
Qui n’a pas utilisé les dépouillements des registres paroissiaux du Haut-Bocage à l’occasion d’une recherche généalogique ?
Ces centaines de milliers de relevés, proposés par le site internet des Archives de
Né le 15 octobre 1917 à Saint-Malô-du-Bois, Albert Hérault s’est retiré à Saint-Herblain après une carrière de douanier, qui l’a conduit sur la frontière de l’Est. Son retour dans la région l’a poussé à la découverte de ses racines. Il a fait sa généalogie puis, généreusement, il a étendu ses investigations de façon systématique dans les actes de catholicité. Pour avoir sans doute mesuré comme il est difficile de déchiffrer les écritures anciennes de ces grimoires touffus, il en entreprit le résumé détaillé, présenté en colonnes où se détachent très clairement, de son écriture bien lisible, des dates, les noms des intéressés, de leurs parents ou témoins.
Il est bien rare qu’on ait relevé une erreur dans ces relevés établis avec soin, grâce en particulier à sa connaissance des patronymes régionaux. Il devint un vrai spécialiste des registres paroissiaux. Clarté, méthode, ténacité, Albert Hérault s’est accroché des années durant à une production dont le cumul est impressionnant. Il utilisait d’anciens gros registres vierges des douanes, au rebut depuis que leurs formulaires étaient périmés, mais dont les cadres imprimés et la couverture solide — que l’on reconnaît sur les images —, offraient un réel avantage. Il en remplit plus de cent cinquante, conservés chez lui en piles impressionnantes. À sa façon modeste et pratique, il mesurait sa tâche au nombre de crayons Bic qu’il avait vidés de leur encre en transcrivant les actes d’une paroisse… 27.000 pages en tout !
Albert Hérault n’a jamais été jaloux d’un travail dont il a très libéralement fait profiter ceux qui venaient le consulter ou lui emprunter ses registres. Bien des dépouillements informatisés lui sont redevables. C’est qu’il a couvert en entier les cantons de Mortagne-sur-Sèvre et des Herbiers, en débordant même assez largement pour toucher 32 communes au total, des tout premiers actes disponibles au XVIIe siècle, quand on peut remonter aussi loin, jusqu’en 1802. Les lecteurs des Archives départementales de la Vendée n’ont pas été les derniers à bénéficier de sa générosité, puisque tout fut reproduit pour eux il y a une dizaine d’années. Albert Hérault n’en tirait aucune gloire. Il a simplement témoigné à sa manière combien sa Vendée lui était chère. Il a rendu leur nom et une parenté à des générations de Vendéens d’il y a 200 à 400 ans.
Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, Charles et Pierre Baudry, généalogistes, Thierry Heckmann, directeur des Archives de la Vendée
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Sur ce site, les dépouillements de M. Hérault sont intégrés à l’état civil numérisé. Après avoir sélectionné le nom d’une commune figurant de la liste ci-dessous, vous y accédez en choisissant le menu « Table ». Les communes concernées sont les suivantes :
- Canton des Herbiers : Ardelay, Beaurepaire, Les Epesses, Les Herbiers, Mesnard-la-Barotière, Mouchamps, Le Petit-Bourg-des-Herbiers, Saint-Mars-la-Réorthe, Saint-Paul-en-Pareds, Vendrennes.
- Canton de Mortagne-sur-Sèvre : Chambretaud, Evrunes, La Gaubretière, Les Landes-Génusson, Mallièvre, Mortagne-sur-Sèvre, Saint-Aubin-des-Ormeaux, Saint-Hilaire-de-Mortagne, Saint-Laurent-sur-Sèvre, Saint-Malo-du-Bois, Saint-Martin-des-Tilleuls, Tiffauges, Treize-Vents, La Verrie.
- Canton de Pouzauges : Le Boupère, Châteaumur, Les Châtelliers-Châteaumur, La Flocellière, Saint-Michel-Mont-Mercure.
- Canton de Saint-Fulgent : Les Brouzils.
- Canton de Montaigu : Cugand.
- Canton de Chantonnay : Rochetrejoux.

Plans du cadastre napoléonien
La collection complète des plans du cadastre napoléonien a été numérisée et sera prochainement disponible sur ce site.
En attendant, nous vous proposons de découvrir 14 feuilles choisies comme autant de jalons de l’histoire du cadastre dans le département : photographie d’une commune à une date donnée, traces des calculs topographiques des géomètres, ou encore fantaisies artistiques de ces derniers à travers des dessins d’édifices, de cours d’eau, de roses des vents ou de cartouches.
La consultation de ces feuilles accompagnées de commentaires historiques se fait dans la rubrique « Documents du mois ».
Nouveauté, décembre 2008
Tous les plans du cadastre napoléonien sont désormais disponibles sur ce site avec les archives numérisées.
En attendant, nous vous proposons de découvrir 14 feuilles choisies comme autant de jalons de l’histoire du cadastre dans le département : photographie d’une commune à une date donnée, traces des calculs topographiques des géomètres, ou encore fantaisies artistiques de ces derniers à travers des dessins d’édifices, de cours d’eau, de roses des vents ou de cartouches.
La consultation de ces feuilles accompagnées de commentaires historiques se fait dans la rubrique « Documents du mois ».
30 janvier 2008
Nouveauté, décembre 2008
Tous les plans du cadastre napoléonien sont désormais disponibles sur ce site avec les archives numérisées.