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Service de reproduction

Un formulaire de demande de copies d'actes (état civil, matricule militaire, minute notariale, hypothèques, etc.) est disponible sur ce site.

Portait de Barante par le peintre Ary Scheffer, 2e quart du XIXe siècle

1809, il y a 200 ans un homme de lettres, Prosper de Barante, était nommé préfet de la Vendée


A l'occasion du bicentenaire de la nomination de Prosper de Barante à la préfecture de la Vendée, les Archives départementales publient une exposition virtuelle , sous forme d'interview fictive, réalisée à partir d'écrits de Barante et de documents d'époque.

Né en 1782, Barante reçoit une éducation soignée. Il n’a que 24 ans lorsqu’il s’attache passionnément à Mme de Staël, femme de lettres redoutée de Napoléon et surveillée par le propre père de Barante, préfet du Léman. La rencontre de Mme Récamier crée un imbroglio sentimental digne des meilleurs scénarios. Nommé sous-préfet de Bressuire en 1807, Barante se fait connaître par un premier grand succès, son Tableau littéraire du XVIIIe siècle. Il cherche aussi à comprendre la Vendée qu’il découvre à travers les récits des témoins de la « grande guerre ». L’un d’eux, la marquise de La Rochejaquelein, veuve de Lescure, lui demande de mettre en forme le manuscrit de ses mémoires.

Préfet de la Vendée en mars 1809, il y est beaucoup plus disponible que son prédécesseur, ce poste ne présentant plus le même enjeu depuis que Merlet y a fait l’unanimité. Il se plaît beaucoup dans le département, y est proche des gens et a du temps pour écrire.

Barante refuse de servir à nouveau Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. Dès la fin des Cent Jours, il est secrétaire général du ministère de l’Intérieur, d’où il organise les premières élections de la Seconde Restauration. Il est ensuite directeur des Contributions indirectes jusqu’en 1820. Pair de France, académicien français, il salue la Révolution de 1830 qui correspond à son tempérament libéral et qui en fait un ambassadeur de France.

Vous l’avez compris, cet homme politique, cet écrivain méconnu, cet amoureux romantique fascine. Pour comprendre son parcours, nous avons souhaité lui redonner la parole en tirant ses confidences de ses propres lettres et souvenirs.

Visiter l'exposition

23 décembre 2009

Histoire et documents


Les Archives de la Vendée vous invitent à découvrir des documents et des textes anciens et inédits d’une manière originale.

De lecture souvent peu facile, ces textes bénéficient d’une transcription. Il suffit alors de passer la souris de votre ordinateur sur l’image du document pour la lire aussitôt. Des commentaires de chaque texte sont également proposés.

Vous pouvez ainsi lire :
Vous le saurez en lisant la lettre que Catherine de La Rochefoucauld adresse à son cousin du Chastellier-Montbault, le 13 août 1576, depuis le Landreau.
En cette fin du XVIe siècle, le contexte des Guerres de Religion entre catholiques et protestants ne vous mettra pas forcément sur la bonne piste. Les causes des conflits sont parfois plus prosaïques...

Décembre 2009

La guerre de Vendée s'éternise à Luçon :
nouvelles archives


Le 28 fructidor an II, le bataillon le Vengeur, basé au camp d’Ouen, aujourd’hui commune des Pineaux-Saint-Ouen, déclare 817 hommes présents et 234 à l’hôpital ; la veille, un détachement du 4e bataillon de la Vienne comptabilise 306 hommes présents et 71 à l’hôpital.

Combien sont-ils ces Bleus de l’Armée de l’Ouest ? On en aura une petite idée en consultant les papiers d’Annibal Marrot (187 J) qui commande la brigade de Luçon, au moins entre le 19 fructidor an II (5 sept. 1794) et le 24 vendémiaire an III (15 oct. 1794).

Acheté en 2007 par les Archives de la Vendée, ces papiers désormais en ligne, sont fort intéressants pour se faire une idée des forces républicaines présentes autour de Luçon, dans un périmètre qui va des Pineaux-Saint-Ouen au nord, au port de Moricq à l’ouest, et à Moreilles à l’est. Logiquement, Marrot concentre des informations sur ce territoire, et est le destinataire de nombreuses lettres signées Descloseaux, commandant la 1re division de l’Armée de l’Ouest, Alexandre Roger, chef-d’état major de cette même division, le général Bonnaire, ou bien de commandants de camps, tels ceux de Pierre-Levée ou du port la Claye. Les difficultés matérielles rencontrées prédominent dans ces missives, il y est souvent question de besoins en hommes et en subsistances, de mouvements de troupes entre les camps, du manque de discipline, et plus rarement d’actions engagées contre les « brigands ».

Ces jours-ci sort aussi en librairie un livre de R. Williaume, Luçon dans la guerre de Vendée, de l'allégresse révolutionnaire à la désillusion (410 papes), éditions du CVRH.

En souvenir d'Albert Hérault (17 oct. 2008)


Qui n’a pas utilisé les dépouillements des registres paroissiaux du Haut-Bocage à l’occasion d’une recherche généalogique ?

Ces centaines de milliers de relevés, proposés par le site internet des Archives de
la Vendée sous forme d’images numériques, sont le fruit du travail de M. Albert Hérault, décédé cette semaine, à l’âge de 91 ans.

Né le 15 octobre 1917 à Saint-Malô-du-Bois, Albert Hérault s’est retiré à Saint-Herblain après une carrière de douanier, qui l’a conduit sur la frontière de l’Est. Son retour dans la région l’a poussé à la découverte de ses racines. Il a fait sa généalogie puis, généreusement, il a étendu ses investigations de façon systématique dans les actes de catholicité. Pour avoir sans doute mesuré comme il est difficile de déchiffrer les écritures anciennes de ces grimoires touffus, il en entreprit le résumé détaillé, présenté en colonnes où se détachent très clairement, de son écriture bien lisible, des dates, les noms des intéressés, de leurs parents ou témoins.

Il est bien rare qu’on ait relevé une erreur dans ces relevés établis avec soin, grâce en particulier à sa connaissance des patronymes régionaux. Il devint un vrai spécialiste des registres paroissiaux. Clarté, méthode, ténacité, Albert Hérault s’est accroché des années durant à une production dont le cumul est impressionnant. Il utilisait d’anciens gros registres vierges des douanes, au rebut depuis que leurs formulaires étaient périmés, mais dont les cadres imprimés et la couverture solide — que l’on reconnaît sur les images —, offraient un réel avantage. Il en remplit plus de cent cinquante, conservés chez lui en piles impressionnantes. À sa façon modeste et pratique, il mesurait sa tâche au nombre de crayons Bic qu’il avait vidés de leur encre en transcrivant les actes d’une paroisse… 27.000 pages en tout !

Albert Hérault n’a jamais été jaloux d’un travail dont il a très libéralement fait profiter ceux qui venaient le consulter ou lui emprunter ses registres. Bien des dépouillements informatisés lui sont redevables. C’est qu’il a couvert en entier les cantons de Mortagne-sur-Sèvre et des Herbiers, en débordant même assez largement pour toucher 32 communes au total, des tout premiers actes disponibles au XVIIe siècle, quand on peut remonter aussi loin, jusqu’en 1802. Les lecteurs des Archives départementales de la Vendée n’ont pas été les derniers à bénéficier de sa générosité, puisque tout fut reproduit pour eux il y a une dizaine d’années. Albert Hérault n’en tirait aucune gloire. Il a simplement témoigné à sa manière combien sa Vendée lui était chère. Il a rendu leur nom et une parenté à des générations de Vendéens d’il y a 200 à 400 ans.

Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, Charles et Pierre Baudry, généalogistes, Thierry Heckmann, directeur des Archives de la Vendée

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Sur ce site, les dépouillements de M. Hérault sont intégrés à l’état civil numérisé. Après avoir sélectionné le nom d’une commune figurant de la liste ci-dessous, vous y accédez en choisissant le menu « Table ».

Les communes concernées sont les suivantes :
  • Canton des Herbiers : Ardelay, Beaurepaire, Les Epesses, Les Herbiers, Mesnard-la-Barotière, Mouchamps, Le Petit-Bourg-des-Herbiers, Saint-Mars-la-Réorthe, Saint-Paul-en-Pareds, Vendrennes.
  • Canton de Mortagne-sur-Sèvre : Chambretaud, Evrunes, La Gaubretière, Les Landes-Génusson, Mallièvre, Mortagne-sur-Sèvre, Saint-Aubin-des-Ormeaux, Saint-Hilaire-de-Mortagne, Saint-Laurent-sur-Sèvre, Saint-Malo-du-Bois, Saint-Martin-des-Tilleuls, Tiffauges, Treize-Vents, La Verrie.
  • Canton de Pouzauges : Le Boupère, Châteaumur, Les Châtelliers-Châteaumur, La Flocellière, Saint-Michel-Mont-Mercure.
  • Canton de Saint-Fulgent : Les Brouzils.
  • Canton de Montaigu : Cugand.
  • Canton de Chantonnay : Rochetrejoux.

Plans du cadastre napoléonien

La collection complète des plans du cadastre napoléonien a été numérisée et sera prochainement disponible sur ce site.

En attendant, nous vous proposons de découvrir 14 feuilles choisies comme autant de jalons de l’histoire du cadastre dans le département : photographie d’une commune à une date donnée, traces des calculs topographiques des géomètres, ou encore fantaisies artistiques de ces derniers à travers des dessins d’édifices, de cours d’eau, de roses des vents ou de cartouches.

La consultation de ces feuilles accompagnées de commentaires historiques se fait dans la rubrique « Documents du mois ».
30 janvier 2008

Nouveauté, décembre 2008
Tous les plans du cadastre napoléonien sont désormais disponibles sur ce site avec les archives numérisées.


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